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Priroda, ça veut dire nature en russe. C’est aussi le nom qu’a donné Vicky à sa ferme bienveillante située dans l’Allier. Depuis deux ans, elle y élève des animaux (majoritairement des races anciennes) et travaille en maraîchage, sur sol vivant (c’est à dire sans travailler le sol, en y apportant de la matière organique pour ne pas casser sa structure). 

Cette ferme, elle la rêve depuis sa plus tendre enfance. Sa vie la mène par la suite sur les planches, au théâtre, avant de rencontrer son compagnon de l’époque Maxime « il s'est mis à rêver avec moi et au bout de quelques années on à passé le pas. Je voulais vivre plus sobrement, dans une idée de partage. Vivre au rythme des saisons, nourrir les gens avec des légumes pleins d’amour. »

Depuis son installation elle n’arrête pas. Elle gère les deux pôles de la ferme, l’accueil pédagogique, la rénovation des installations agricoles (un ancien ranch), de sa maison (uniquement avec des matériaux qu’elle récupère) et quand elle le peut va aider sur des chantiers d’auto-construction. Entre deux activités elle s’arrête pour observer les animaux sauvages de passage dans le lieu comme ce crapaud sonneur à ventre jaune, espèce protégée en France métropolitaine, qui, à sa plus grande joie, a élu domicile dans sa cave. Elle a d’ailleurs travaillé dans un centre de soin pour la faune sauvage, le centre de l’hirondelle de Saint Forgeux, avant de se lancer.
Rien ne semble entacher son entrain. « La mort des animaux que j’ai fait naître, les cultures crevant sous un soleil de plombs, l'éclatement de mon couple... L'équilibre est dur à retrouver et malgré toutes les formations, les acteurs qui nous soutenaient, je n'étais en fait pas préparée à cela, pourtant je suis toujours là, la passion pour ce lieu et cette vie vibre encore » me dit-elle. 

Des difficultés elle en a. Quand je l’ai rencontrée, il faisait 42 degrés chez elle. Les cultures végétaient à cause de la chaleur et les animaux se réfugiaient sous les arbres près de la rivière qui passe dans chacun des parcs pour trouver un peu de fraîcheur « Il y avait vraiment ce désespoir de courir partout pour sauver des plantes qui survivaient à peine et ne produisaient rien » mais Vicky est pleine de ressources. Aucune zone de culture n’est laissée à nu: foin, paille, feuillage, elle recouvre chaque parcelle pour retenir l’eau et stocke l’eau de pluie dans des cuves.

Son travail, sa passion, elle aime les partager. C’est pour cela qu’elle accueille des wwoofeurs et propose des visites pédagogiques à Priroda. Pendant qu’elle prépare les bottes de carottes en discutant joyeusement avec les personnes présentes sur le site, je glane une de ses carottes colorées, une violette. Elle est délicieusement sucrée, subtilement parfumée. J’en ai rarement goûté d’aussi bonnes, c’est presque une sucrerie. 

Que ce soit ses wwoofeurs, ses légumes ou ses animaux, elle leur donne tout cet amour qu’elle a en elle, et ça se ressent dans ses produits.

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